Je ne suis pas un habitué des chroniques, vous le savez bien. Non pas que je n’aime pas partager l’affiche, mais je trouve cela quelque peu niais de « chroniquer » le travail des autres, surtout qu’à part Le Carré, Forsyth, Ludlum, Fleming, Durand, Sulitzer (et oui, j’aime beaucoup) et mon maître GDV, je ne trouve la perfection chez pas grand monde ! Va savoir pourquoi !

Bref, je viens d’achever (de lire) « L’étoile d’Orion » d’Aymeric Janier et je dois bien avouer que j’ai pris une petite fessée à l’endroit où je croyais les chairs de l’espionnage français peaux mortes depuis belle lurette. Moi qui me bas dans mes Saint Val pour faire revivre ce genre.

Voici donc mon (humble) avis sur la chose ! À lire les amis, ne vous en privez pas car voici revenu le temps de l’espionnage à la française (ouf, je me sens moins seul).

Aymeric Janier signe son premier roman d’une plume précise, avertie, avec les mots justes et un vocabulaire riche, très riche.
Question forme donc, rien à dire si ce n’est que l’on frise la perfection dans le genre !
Question fond : on renoue avec le vrai roman d’espionnage à la française même si les codes anglo-saxons du genre sont bien présents.
Un roman d’espionnage avec pour toile de fond les opérations « noires » et les opérations « faux pavillon » menées par l’Oncle Sam grâce auxquelles les USA s’assurent la première place de gendarmes du Monde, le tout dans le contexte d’une fin de Guerre froide qui dépeint la fin de l’URSS et ses guerres inutiles.
L’auteur maîtrise sont sujet, la plume journalistique n’est pas loin. Déroutant ! Le vrai se mélange au faux. Et comme disait Forsyth : il vaut mieux écrire de choses plausibles que possibles. Janier y est parvenu. Merci.

Alexhos Non classé

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